Tics ou tourette?

Qu’est-ce que le syndrome Gille-de-la-Tourette (SGT)?

Depuis mai 2013, le Trouble du spectre autistique (TSA) regroupe les conditions qui étaient connues sous les noms d’autisme, syndrome d’Asperger, trouble envahissant du développement (TED) non spécifié et trouble désintégratif de l’enfance. Cette redéfinition de l’autisme est basée sur les recherches scientifiques menées au cours des dernières décennies, recherches qui ont permis une meilleure compréhension de cette condition et des troubles associés (1). Pour plusieurs, l’autisme ne serait pas une maladie, mais bien une façon différente de percevoir le monde et d’interagir avec lui (1).

Le trouble du spectre de l’autisme fait partie des troubles du développement. Les profils cognitifs sont hétérogènes et rendent impossible une description unique du TSA (2) Ainsi, l’enfant ayant un TSA peut avoir une intelligence normale ou une déficience intellectuelle. Un retard de développement du langage ou des anomalies dans cette sphères sont fréquemment observés. Habituellement, les premiers signes se manifestent en bas âge et l’impact au quotidien se fait ressentir aussitôt. L’autisme, tel que défini par le DSM-5, par un trouble de la communication sociale et émotionnel dans des contextes variés ainsi que par la présence de comportements répétitifs et restreints. Ces anomalies doivent être présentes depuis la jeune enfance, doivent altérer le fonctionnement quotidien et ne peuvent pas être mieux expliqués par un handicap intellectuel. Différents troubles peuvent être associés au TSA dont le TDA/H ou des troubles de sommeil, par exemple. Le terme « spectre » renvoie à un continuum de troubles développementaux et de gravité des symptômes. La notion de spectre représenterait mieux les différentes présentations cliniques du trouble (2). Le TSA pourra être décrit selon le nombre et le type de symptômes, la gravité du symptôme, l’âge où les symptômes sont devenus apparents, le niveau global de fonctionnement et l’impact sur les interactions sociales. 

Symptômes fréquents :

  • Le jeune enfant ne se retourne pas lorsque ses parents s’adressent à lui
  • Manque d’empathie
  • Difficulté à interpréter les émotions exprimées par les mimiques des interlocuteurs
  • Absence de comportements d’anticipation sociale (par exemple, tendre les bras lorsqu’un parent s’apprête à le prendre)
  • Manque d’intérêt pour partager ses jeux ou ses plaisirs, préfère les jeux solitaires
  • Absence de jeux de mimes, de cache-cache, peu de jeux de rôles
  • Maniérismes des mains, sautillements et tournoiements
  • Utilisation de phrases stéréotypées souvent tirées d’émission de télévision ou de jeux vidéo
  • Intérêts atypiques pour la mécanique des objets (exemple, ouvrir et fermer les portes, faire tourner les roues, assembler/démonter certains objets)
  • Défenses auditives devant les bruits forts (ex. les bruits de mécanique ou les pleurs de bébé)
  • Intérêts pour les lumières qui scintillent ou l’eau qui tourne

Évaluation et intervention :

Les personnes se situant dans spectre de l’autisme tendent à afficher un amalgame de symptômes de degrés variables; c’est pourquoi leur traitement doit être adapté et personnalisé.  Il faut garder à l’esprit que les différentes personnes atteintes ont des compétences et des besoins très différents. De plus, certaines atteintes sont initialement plus légères et pourront passer plus longtemps inaperçues et, ce qui peut rendre le diagnostic plus complexe est la possibilité de changement des symptômes au fil du temps (11). Un dépistage et un diagnostic précoces permettent d’obtenir un traitement précoce plus efficace. L’évaluation se fait sur la base du jugement clinique, de questionnaires développementaux et aussi de tests spécifiques. La meilleure pratique recommande une évaluation multidisciplinaire. Les interventions seront d’approches multiples et cibleront souvent la psychoéducation auprès de la famille, du « coaching » parental et des programmes de modifications comportementales. Des adaptations scolaires, selon les capacités et les besoins de l’enfant, seront également mis en place. Bien qu’il n’existe pas de remède au TSA, il est possible de maximiser le potentiel de l’enfant mais aussi de diminuer le stress et la détresse familiaux des proches aidants. 

Références 

1. Morasse, Karine. Spectre autistique. AQNP. [En ligne] [Citation : 15 juin 2020.] https://aqnp.ca/documentation/developpemental/le-spectre-autistique/.

2. Vicki Anderson, Elisabeth Northam, Jaxquie Wrennall. Developmental Neuropsychology, A clinical approach, second edition. s.l. : Routledge, 2019.

  • Dr Raby Bouras
  • À propos de l'auteur

    Dr Raby Bouras, Ph. D. est neuropsychologue clinicien, membre de l’Ordre des psychologues du Québec depuis 2007, et de l’Association québécoise des neuropsychologues (AQNP) depuis sa création.

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